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ARTour 2017

Vincent Dierickx - Communication Coordinator

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Exposition - Thierry Tillier et Alain Bornain à la Maison du Tourisme

Du 24/06/2017 au 10/09/2017

Les figures, extraites de leur contexte d'origine, de leur espace et de leur temps par Thierry Tillier, semblent se côtoyer indifféremment sur ses étendues de papier blanc. Le visage apathique d'une aborigène peut avoisiner le corps provocant d'un mannequin élancé, et les photos d'enfance, se présenter sur de vieilles cartes politiques lithographiées… Pour l'artiste, il s'agit de n'avoir aucun a priori sur les images manipulées. Dans ce cas, on peut se demander ce qui distingue cette activité de ce que Baudrillard dénonce : un système qui réduit tout terme, toute figure, à l'indifférence et à la neutralisation en le rendant "parfaitement commutable" avec son voisin. Tout peut figurer dans les collages de Thierry Tillier, mais on n'y retrouve pas tout. A partir du moment où un "choix draconien" s'opère au niveau de la sélection des images, on s'éloigne forcément d'un système noyant les images dans la neutralité et l'indifférence. Cependant, il est vrai qu'aucune règle ne pourrait résumer ces critères de sélection... Les collages de Tillier se formulent dans un aller-retour permanent entre la prolifération des signes et leur occultation partielle ou leur disparition. Ces effigies appliquées ou arrachées, renvoient naturellement aux affiches de Villegle et de Rotella, mais également aux collages de Schwitters. Pour Thierry Tillier, un collage n'est jamais achevé, certaines images peuvent toujours être ajoutées ou arrachées, et celui-ci peut même être complètement détruit au final. Tout est disponible, seule subsiste la possibilité de retravailler de manière incessante ces matériaux naturellement altérables. Alain Bornain est né en 1965. Vit et travaille à Charleroi (Belgique). Depuis de nombreuses années, Alain Bornain collectionne les papiers à en-tête de Palaces (Le Ritz à Paris, le Danieli à Venise, le Palais Maeterlinck à Nice,…). Sur ces papiers il dactylographie en rouge, couleur de la Vie, des assertions (vérités prétendues) collectées au gré de ses lectures. Les assertions retranscrites renvoient à des phénomènes liés à notre condition, à notre environnement et à notre fragilité. C’est ainsi que l’on retrouve des statistiques, des informations et autres données géopolitiques, démographiques ou économiques liées au corps humain, à l’univers et à l’Homme. Le caractère laconique et purement quantitatif de ces énoncés contraste, d’une part avec la nature complexe des phénomènes qu’ils décrivent et, d’autre part, avec le caractère « qualitatif » du support, ces précieux papiers à en-tête de grands hôtels qui renvoient aussi bien à la matérialité concrète du luxe qu’ils évoquent, qu’au monde de rêve que représentent ces lieux pour le commun des mortels qui n’y séjourne jamais. Quand deux collections fusionnent, quand deux vanités se rencontrent. Alain Bornain est représenté par la Rossicontemporary Gallery de Bruxelles.

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Thierry Tillier. Sur le double mouvement descendant, collage, 2017


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Assertion. Texte datylographié sur papier à en-tête © Alain Bornain


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Le collectionneur comme allégorien, collage, détail, 2017 © Thierry Tillier