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THEATRE DE LIEGE - PREMIERE SCENE DE WALLONIE

Marjorie Gilen - Communication Coordinator

16, place du 20 août
B-4000 Liège
32 4 344 71 78
www.theatredeliege.be
m.gilen@theatredeliege.be

Serge Rangoni - Director

Tél. 32 4 342 00 00
p.thys@theatredeliege.be


L’Atelier de costumes du Théâtre de Liège - Festival d'Avignon

- CPI : 27/09/2015

L’Atelier de costumes au Théâtre de Liège en charge des costumes du spectacle d’ouverture du Festical d’Avignon. En hommage à Jean Vilar, le mythique « Prince de Hombourg », monté en 1951 par le fondateur du festival d'Avignon avec Gérard Philipe et Jeanne Moreau, ouvre l’édition 2014 dans la Cour d'honneur. Le Théâtre de Liège n’est pas peu fier de cette coproduction dont les costumes sont créés par les talentueuses et minutieuses couturières de ses ateliers. Zoom sur les artisanes aux doigts d’or. Créé il y a 35 ans, l’Atelier de costumes du Théâtre de Liège est l’un des derniers qui restent en lice. Il réalise les costumes, bien sûr, pour toutes les créations du Théâtre de Liège, mais aussi pour les co-productions belges et étrangères. Myriam Simenon (qu’on appelle affectueusement Mimi) en est responsable depuis 20 ans. Que de chemin parcouru ! « Avant, il y avait une coupeuse et une couturière, raconte-t-elle. Au fil du temps, les créations du Théâtre de Liège se sont étoffées, des co-productions nationales voire internationales se sont multipliées, l’équipe a été renforcée. Aujourd’hui nous sommes quatre : les couturières Marie Lovenberg et Agnès Brouhon sont épaulées durant les productions par la coupeuse Christine Picqueray ». La sympathique équipe assure la réalisation de costumes, la gestion du stock, l’habillage des comédiens et l’entretien des vêtements. Le travail a beaucoup changé. « Il y a quelques années, la création de costumes se faisait au même moment que la création du spectacle sur le plateau, poursuit Mimi Simenon. C’était un travail d’équipe simultané et interactif, tout se mélangeait. Depuis quelques années, les costumes sont réalisés quelques jours avant les répétitions. il faut construir une image sans avoir rien vu. C’est pareil pour les décors. Ils sont réalisés ailleurs, bien avant les répétitions. On n’arrive plus à relier les différents prticipants impliqués dans le même projet. On est trop suffsamment en avant et pas suffisamment dedans ». Comme dans tous les domaines, on travaille beaucoup plus à l’extérieur avec des gens hyperoccupés. L’univers des arts de la scène a, de son côté, beaucoup évolué. Dans le passé, les co-productions étaient rares. Aujourd’hui, pour rendre des créations possibles, il faut rassembler plusieurs maisons pour partager les frais. Modernité oblige, les comédiens de théâtre portent souvent des vêtements de ville, taillés et réalisés par l’Atelier de costumes. Cela dit, il y a aussi de vraies créations, spectaculaires et « théâtrales » comme par exemple ces cinq silhouettes, imaginées pour « Monstres ! », un conte retraçant l’histoire d’un être « différent » présenté en avril à la Cité Miroir : cinq costumes sophistiqués et pleins d’originalité, agrémentés de rubans, de volants, de morceaux de fourrure (fausse). Ou encore les robes « d’époque » pour « Le mariage de Figaro » de Beaumarchais avec des paniers en osier et des corsets agrémentés de baleines en bois. « On est plus un atelier de recherche, nous devons nous montrer imaginatives pour trouver des solutions pour chaque demande, souligne Myriam Simenon. Nous ne sommes pas des créatrices, nous ne revendiquons pas cette fonction. Nous sommes des artisanes, créatives dans l’artisanat. On est de bonnes techniciennes pour les stylistes. Nous avons notre propre stock de tissus, des cotons et des lins de base, le plus souvent unis, de quoi commencer une production. Parfois, les tissus plus spécifiques sont fournis par les costumiers. A cela se rajoutent des quantités de boutons, de galons et de rubans ». Quand les croquis arrivent dans l’atelier, toute l’équipe est sur le pied de guerre. L’idée ? Comprendre ce que veut la costumière ou le costumier, décrypter la demande ou le concept, effectuer une recherche sur les tissus. Les comédiens ne viennent jamais pour les essayages. L’Atelier reçoit toutes les mesures sur papier et l’équipe de Mimi Simenon doit déployer des trésors d’imagination pour réaliser un vrai travail « sur mesure ». Il faut tenir compte du fait que le comédien doit, éventuellement, faire un grand écart ou monter sur une échelle. Le vêtement se doit non seulement d’être parfaitement ajusté mais surtout être confortable et permettre l’aisance de tous les mouvements. En ce moment, l’équipe de l’Atelier s’affaire à la confection de costumes pour « Le Prince de Hombourg » de Heinrich von Kleist, dans la mise en scène de Giorgio Barberio Corsetti, qui ouvrira l’édition 2014 du Festival d’Avignon (la pièce sera présentée au Théâtre de Liège en mars 2015). « J’ai rencontré le metteur en scène, dit Mimi Simenon. On a discuté, il nous a envoyé quelques photos de silhouettes illustrant l’ambiance qu’il souhaite créer. De son côté, la costumière parisienne Moïra Douguet a fourni des croquis et des tissus qu’elle a choisis. Il s’agit d’une interprétation de costumes militaires. A nous de tout assembler ». A l’automne 2012, l’Atelier a réalisé des costumes dessinés par Christian Lacroix pour « Le bourgeois gentilhomme » de Molière. Le couturier parisien est célèbre pour son style coloré, chatoyant et exubérant. Le mélange des imprimés les plus voluptueux est son autre marque de fabrique. Quand Christian Lacroix est venu à l’Atelier la première fois, il a laissé quelques croquis. « Tout d’abord, il a fallu comprendre et décoder les croquis, note Mimi Simenon. Puis, nous avons fait une recherche sur les tissus. Chaque silhouette dessinée par Christian Lacroix rassemble une grande variété de couleirs et de motifs. Lors de sa seconde visite, nous lui avons soumis les croquis accompagnés d’échantillons de tissus. Après son approbation, nous nous sommes attelées à la réalisation. Cela dit, que bce soit pour le petit ou pour le grand, on fait toujours le même travail. Même s’il y a des spectacles plus compliqués, nous en sommes fières de tous, car nous y avons mis tout notre cœur. On aime bien les défis : rechercher la réponse à une demande. A nous d’imaginer toute une histoire et d’interpréter les croquis. Voir les dessins prendre vie. Un exploit. Il faut aller vite. Car, comme à chaque fois, c’est la course contre la montre ».